Prix record du diesel: «Les Routiers Suisses» exigent des mesures

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La forte hausse des prix du diesel met de plus en plus sous pression le secteur suisse des transports routiers. «Les Routiers Suisses», l'association professionnelle des chauffeurs, réclame donc des mesures rapides et efficaces de la part de la Confédération. En effet, le coût élevé du carburant pèse non seulement sur les entreprises de transport, mais aussi sur leurs collaborateurs, tels que les chauffeurs et les chauffeuses, et, en fin de compte, sur l'ensemble de l'approvisionnement de notre pays.

Le transport routier constitue un pilier indispensable de notre économie. Jour après jour, les chauffeurs et les chauffeuses, ainsi que les entreprises de transport, veillent à ce que les denrées alimentaires, les médicaments, les matières premières et de nombreuses autres marchandises parviennent à destination en toute fiabilité. Ils garantissent ainsi la sécurité d'approvisionnement de notre pays. Cette contribution ne doit pas être compromise par des prix du diesel en constante hausse et par une charge financière supplémentaire pesant sur tout le secteur.

Des mesures possibles ont déjà été évoquées par l'ASTAG et par des responsables politiques. Il s'agit notamment d'allègements fiscaux temporaires sur les carburants ou d'un recours accru aux réserves obligatoires. Une surveillance renforcée des prix des carburants par le surveillant des prix, afin d'empêcher des marges trop élevées, a également été évoquée. Des décisions politiques concrètes s’imposent désormais pour soulager à court terme le secteur des transports routiers et garantir sa viabilité économique. Il ne suffit pas de se contenter de discuter de scénarios d’urgence tels que la limitation de vitesse à 80 km/h sur les autoroutes. Ces mesures ne résolvent que les problèmes liés à une pénurie aiguë de carburant, mais pas ceux causés par les prix intrinsèquement élevés du diesel.

Considérer cette dernière comme un moteur de l'électrification du transport routier sous un angle exclusivement positif est extrêmement dangereux pour de nombreuses petites entreprises de transport. Beaucoup d'entre elles seraient excessivement accablées par les investissements nécessaires dans leur parc de véhicules, et en particulier dans l'approvisionnement en électricité et les infrastructures de recharge. L'électrification, oui, mais pas à n'importe quel prix.

Des interventions et des motions allant dans ce sens ont été déposées. Nous plaçons de grands espoirs dans la session d'hiver. En effet, le Parlement et le Conseil fédéral doivent prendre conscience de l'urgence de la situation et mettre en place des mesures efficaces. Les entreprises et leurs collaborateurs, qui contribuent chaque jour de manière essentielle au bon fonctionnement de notre pays, ont besoin de conditions-cadres favorables pour pouvoir travailler.

Les événements survenus récemment en Italie montrent à quel point le mécontentement est grand dans le secteur des transports routiers face au coût élevé du carburant. Là-bas, les chauffeurs ont attiré l'attention sur cette situation en organisant des grèves, ce qui a entraîné des pénuries visibles dans l'approvisionnement. En Suisse, nous misons plutôt sur les moyens démocratiques et politiques. C'est pour nous la meilleure voie à suivre, mais en contrepartie, nous attendons aussi des solutions concrètes.